MAN Les échos des 18 Montagnes | Commandant Losseni Fofana « nous contrôlons désormais Bangolo »

Rue de Man - Centre ville REUTERS/Luc Gnago

Sécurisation de la zone ouest.

Après le second tour et la double proclamation des résultats, des échauffourées ont mis la côte d’Ivoire en branle et le candidat de LMP qui a décidé de ne pas lâcher prise, planifie des génocides. Des menaces d’attaques planent sur les ex-zones confiances avec parfois des bruits de bottes dans certaines zones. Dans la zone ouest, le commandant Losseni Fofana du GI1 multiplie avec ses hommes, des rencontres pour rassurer ses populations quant à leur sécurité et celles de leurs biens. Mais aussi pour la sécurité de ses frontières. « (…) Dans nos zones, il n’y a aucune exaction sur les populations. Alors que nous savons que des partisans du RHDP sont tués chaque jour dans la zone sud. Nous demandons à nos frères d’arme FDS de continuer de sécuriser nos parents et ne jamais s’associer aux mercenaires Libériens et Angolais pour les tuer. Nous travaillons ici pour que nos populations se donnent la main afin de nous permettre de sortir de la crise. Les élections nous ont donné un président de la république, et le perdant doit s’incliner. Aussi je demande à mes frères d’armes FDS de se mettre à la disposition du président démocratiquement élu pour que la Côte d’ivoire se mette au travail » confie le commandant Losseni Fofana. Il va plus loin pour dire qu’il n’y a pas la guerre entre les FAFN et les FDS : « les marches des 15,16 et 17 Décembre 2010 ont été organisées à Bangolo par la société civile. Puisqu’elle a essuyé les tires des mercenaires Libériens, nous nous sommes vus obligé d’aller les sécuriser et de les ramener à Man. Désormais nous avons pris le contrôle de Bangolo où l’insécurité régnait. Il était donc obligatoire pour nous de sécuriser cette zone » explique le commandant du GI1 qui n’est pas prêt à accéder un centimètre de son territoire à un quelconque mercenaire Libérien ou Angolais.

Plus de 6000 femmes d’associations féminines manifestent contre les tueries et pour le départ de Laurent Gbagbo.
Les organisations féminines du grand ouest se sont manifestées le 23 Décembre dernier au complexe audio visuel de Man. Au cours de cette manifestation de protestation, ce sont plus de 6000 femmes membres d’organisation qui se sont mobilisées contre les tueries dont sont victimes les populations vivant au sud. Mais aussi demandent-elles aux forces internationales d’aider la côte d’ivoire à chasser Gbagbo du pouvoir. « (…) vu que l’élection présidentielle du 28 Novembre 2010 a été l’une des plus couteuses et des plus observées au monde. Vu la certification des résultats de la Commission Electorale Indépendante par la nation unies (ONU) donnant le Docteur ALASSANE OUATTARA vainqueur.

Vu la forfaiture du conseil constitutionnel proclamant le candidat Laurent Gbagbo président. Vu que cette double proclamation conduit le pays dans une crise post-électorale. Vu les violences, les tueries massives et les nombreux cas de violation des droits humains perpétrés par les forces fidèles à Laurent Gbagbo. Vu la partialité des FDS et l’inertie des forces licornes et ONUSIENNES. Nous femme pour avoir donner la vie, en connaissons le prix mieux que quiconque ; c’est pourquoi les femmes du grand ouest condamnons sans appelle ces pratiques indignes et appelons : l’ONUCI et la licorne à sécuriser effectivement ces populations qui sont en train d’être tuer sans défense. L’ONU à chasser militairement Laurent Gbagbo et son clan du pouvoir conformément à la volonté du peuple souverain de côte d’ivoire, car nous sommes convaincues que cela relève d’une exigence démocratique, humanitaire et juridique à laquelle les nations unies ne sauraient se dérober » tel est le contenu de la déclaration des organisations féminines du grand ouest lue par son porte parole Mme. Sea Huguette. Le commandant Dramé Ousseynou de la base ONUCI de Man a réceptionné cette déclaration s’est engagé à la transmettre fidèlement à qui le droit. Aussi a-t-il félicité et remercié les femmes du grand ouest pour la confiance portée à l’ONUCI. Le président de la société civile, Touré Ousmane Manglé et le délégué régional FNCI ont tour à tour félicités les femmes pour cette initiative qui, selon eux est un cri de détresse. C’est pourquoi indiquent-ils que le silence dévant un crime, à sa responsabilité dans le crime. Tout en encourageant la communauté internationale à toujours jouer son rôle, ils estiment que trop c’est trop ! et que l’heure de la vérité, l’heures de chasser Ggagbo du pouvoir a sonné.

Par notre correspondant sur place Moussa Doumbia
connectionivoirienne.net

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